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Les raisons de la prise de drogue chez les jeunes

II) Raisons et conséquences de l’utilisation de la drogue chez les jeunes

 

C'est souvent à l’âge de 15 qu‘a lieu la première rencontre avec la drogue, souvent sous la forme d’un joint de haschisch ou de cannabis. Les changements de repères, les questions qu'on se pose sur la vie, l'envie d’être autonome et de choisir sa vie et le sentiment d’être "mal dans sa peau" font de l'adolescence une période délicate de la vie. De plus, l'envie d'appartenir à un mode de pensée 'cool' véhiculé par la culture 'rasta', de ne pas refuser le joint qui circule en soirée pour ne pas casser l'ambiance font de la "première fois" un passage quasi-obligé, qui est en évidence peu dangereux (en apparence seulement). Les dealers le savent et ce n’est pas par hasard qu’ils se trouvent souvent aux alentours des collèges et lycées, habillés dans l'air du temps et aux apparences ‘sympa’.

 A)Les raisons

Mais pourquoi les jeunes consomment-ils de la drogue ? 

Personne n’a vraiment de réponse.

 Il existe plusieurs points de vue : médical, législatif, ainsi que celui des consommateurs.

D’âpres le sondage que nous avons réalisé, les gens prennent de la drogue car ils souhaitent changer ou oublier quelque chose de leur vie. Voici quelques unes des raisons donnés par les jeunes :

- Etre dans le vent

- S’évader ou se relaxer

- Ils s’ennuient et on besoin d’un élément perturbateur dans leur vie afin de la rendre plus excitante

- Prendre des risques

 

 

Malgré le manque d’informations officielles sur les raisons de la prise de drogue par les jeunes, on peut néanmoins observer des causes probables d’attirance, de tentations et de curiosités poussant à la consommation des jeunes :

 

1) La curiosité

 Quoi de plus naturel chez un enfant et surtout un adolescent que de vouloir expérimenter un produit dont il a entendu parler, à plus forte raison s’il est interdit. Ce serait même une absence de curiosité qui pourrait être inquiétante.  On parle beaucoup des drogues de nos jours, et bien de l'encre coule à leur sujet. Elles animent souvent les conversations. Certaines personnes ont des amis ou des connaissances qui en consomment illicitement. Comme la curiosité est inhérente à la nature humaine, on ne s'étonne pas que bien des gens, surtout des jeunes, désirent les essayer, légalement ou non.

 

2) La pression du groupe et de la mode

 Il arrive un âge où, pour l’enfant, les copains et la bande deviennent la priorité absolue. S’il se trouve que, dans ce groupe, l’examen de passage consiste en la prise d’une drogue, il faut une sacrée force de caractère pour y résister.  L’éducation qu’a reçue l’enfant, et notamment tout ce qui peut développer son sens critique et l’élaboration de choix individuels, peut l’aider à tenir bon. Mais, dans la majorité des cas, il risque de céder à la pression pour ne pas courir le danger de se faire exclure de la bande. La société exerce souvent de fortes pressions incitant les gens à consommer des drogues, autant sur les jeunes que sur les adultes. Les enfants se laissent beaucoup influencer par la consommation d'alcool, de tabac ou d'autres drogues de leurs parents, puis se servent de cette excuse pour justifier leur propre consommation.

Dans certains groupes, l'usage des drogues est « à la page ». En ce faisant, on atteste qu'on fait partie du groupe, et c'est parfois la clé de l'acceptation sociale. Ceux qui ne prennent pas de drogues peuvent être tenus à l'écart. Il est difficile d'être différent, aussi les gens suivent le mouvement. Ils doivent parfois consommer du cannabis ou boire excessivement pour faire partie d'un groupe qui pratique ces choses sans penser aux répercussions négatives qui en découlent.

 

3) Les conduites à risques

 Tous les jeunes, à l’adolescence, ont  physiologiquement besoin de  s’affronter aux risques. C’est une manière pour eux de découvrir et  éventuellement de dépasser leurs limites pour grandir. En plus, tout est fait dans les médias pour les inciter à prendre des risques, tout leur environnement les incite à la prise de risques (internet, jeux vidéos). Pour la plupart, ils font l’amalgame entre les sensations extrêmes et la prise de drogue. Cela n’a rien à voir avec la prise de risque passive qui consiste à ingurgiter une substance et de se laisser envahir par ses effets. Dans la plupart des cas (et notamment avec le LSD, le crack, et l’ecstasy), il n’y a aucune maîtrise possible. Les jeunes, et particulièrement les jeunes filles, sont d’ailleurs très attentifs à cette notion d’absence de maîtrise. Il est franchement inquiétant de se réveiller quelque part sans savoir où on est, comment on est arrivé là, ni ce qu’on a dit ou fait la veille.

4) Le plaisir

 Il serait hypocrite de ne pas  reconnaître que la drogue peut procurer du plaisir. L’ennui est que  ce plaisir est fugitif et qu’il va s’estomper au fil des prises. C’est ce qu’on appelle le phénomène d’accoutumance. Il faudra donc augmenter les doses pour espérer, souvent en vain, obtenir le même effet.  Et puis ce plaisir a son revers. Les « descentes » entrainent, pour la plupart des drogues, un sentiment de forte dépression. Et, de toute façon,  aucune drogue n’est anodine. Les dangers sont extrêmement différents  d’un produit à l’autre mais il est certain que le plaisir risque de se payer très cher, tant financièrement que physiologiquement. Enfin, pour ceux qui recherchent une solution à leur mal être, soulignons d’emblée que plaisir et bonheur ne sont pas synonymes et que  cette confusion peut avoir des conséquences désastreuses. Il n’en demeure pas moins que la recherche du plaisir est probablement la première motivation qui peut conduire à l’usage de drogue, à plus forte raison dans un contexte convivial.

5) La convivialité

 Il n’existe quasiment pas de fêtes, de réunions d’amis, sans qu’une drogue, légale en général, vienne souder la rencontre. En France, il est cocasse de remarquer que presque  tous les débats consacrés à la prévention des toxicomanies se terminent par un vin d’honneur. Et, que cela nous plaise ou non, force est de constater que, de plus en plus, les jeunes utilisent le cannabis dans le même esprit de convivialité que leurs parents lorsqu’ils prennent l’apéritif avec des amis.

6) L’intégration culturelle


On peut dire que les jeunes sont inspirés par des influences culturelles comme le mouvement hippie, dont les jeunes des années 70 consommaient en quantité du cannabis sous la forme de « marijuana » afin, selon eux, d’ouvrir leur esprit, abolir les frontières mentales et fuir les difficultés de la vie réelle.

 Mais aussi des influences culturelles comme le Reggae avec Bob Marley connu par les jeunes pour fumer du cannabis et revendiquer politiquement sa légalisation avec le mouvement Rasta (exemple : « Legalize it », titre de Bob Marley).

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